Le tour est joué. Les olympiades se sont déroulées vendredi et samedi (avant-hier et hier).

Avant toute chose, récapitulons un peu comment ça s'est passé.

Vendredi, après avoir signé quelques papiers, nous avons investi le Palais de la Découverte avec tout notre matériel encombrant. Nous avons un petit peu vadrouillé dans le Palais, et nous avons assisté aux oraux de quelques autres groupes.

Après une petite sortie à pieds dans Paris, passant par la tour Eiffel, le Trocadéro et l'arc de triomphe pour revenir par les Champs-Elysées (on est provinciaux ou on ne l'est pas), nous avons récapitulé un petit peu les choses à faire, agréablement surpris par les échos que nous commencions à recevoir sur notre blog, ce blog, notre carnet de laboratoire en ligne.

Le blog a beaucoup plu, 38 visites le vendredi, du jamais vu.

 

Nous avons donc commencé à installer notre matériel dans la salle de conférences à l'intérieur de laquelle nous passerions notre oral le lendemain.

Quelques problèmes de fluidité de chorégraphie ont fait que nous sommes sortis de la salle avec un soudain sentiment de travailler cet oral dans la soirée.

Et en effet, dans l'hôtel, après diner, nous avons revu notre passage en détails, afin d'être préparés au mieux dans l'optique de l'oral. Nous nous sommes amusés à relire les anciens billets, les tout premiers, dans lesquels nous ne comprenions pas grand-chose à la diffraction. En plus de la matière, l'évolution, aussi, est visible.

La soirée à l'hôtel s'est révélée très agréable, en tout cas on a réussi à la rendre telle, pour diverses raisons.

Le lendemain, au petit déjeuner, nous changeons de conclusion. Dans le métro, il a fallu trouver des formulations, des articulations fluides et les retenir.

9h45 : Nous passons. L'oral se déroule bien, l'expérience ne rate pas, la prise de parole est fluide et équitable, nous tenons 20 minutes exactement.

Les questions commencent par de nombreux compliments sur le blog notamment, première dans l'histoire des olympiades apparemment, mais aussi sur le dossier, le poster et notre prestation orale. Nous répondons ensuite aux questions posées par le jury, puis c'est fini. Nous sommes très satisfaits, tout s'est bien déroulé et nous avons fait de notre mieux.

Vient le moment de la tenue du stand, suffisamment grand pour que l'on tienne à un seul, mais pas assez grand pour que l'on puisse exposer l'expérience entière. Dommage. Plein de gens passent, des érudits, des curieux, des autres groupes, des professeurs, des chercheurs, du comité d'encadrement, des familles, et nous essayons de leur expliquer au mieux notre projet.

S'ensuit une phase intense de rangement et de mollesse, car tenir un stand est, mine de rien, assez épuisant. Un petit somme du côté de la supraconductivité, dont les bancs se révèlent être incroyablement confortables.

Et enfin, le moment tant attendu, la remise des prix.

Nous avons gagné un premier prix. Donc on est très content : on a gagné ! C'était le but, et il est atteint.

Ce n'est pas notre groupe qui partira aux Etats-Unis pour le concours ISEF, mais un groupe qui a travaillé sur la résonnance des pièces, des mecs très sympas qui ont tout notre soutien.

Après le petit mangement, nous rentrons chez nous, plus crevés qu'euphoriques.

 

J'aimerais remercier pas mal de monde. J'aimerais remercier madame Baurrier, sans qui absolument rien n'aurait été possible, le proviseur du lycée Pothier, M. Plasse, qui s'est déplacé pour nous voir, en compagnie de deux amis à nous, Albin et Flavio, nos parents, nos familles (et celle de madame Baurrier !), les amis qui nous ont soutenu, par leurs messages et leurs pensées, les gens du Palais de la découverte et des Olympiades de physique, qui nous ont aidé à installer, transporter, ranger le matériel, et qui nous ont parfois complimenté, les personnes, du jury ou d'ailleurs, qui viennent sur le stand et qui nous félicitent, et les olympiades de physique, qui nous permettent de vivre tout cela, la nuit à l'hôtel, les rencontres, l'occasion de faire partager notre projet.

Et maintenant ? Mais d'autres concours bien sûr, C. Génial, le Google Science Fair !

Et si on pensait à passer le bac ?

 

ITE, MISSA EST