Tournage. On peut dire que c'est le mot de la semaine. Comment ne pas faire de tournage pour le cristal tournant ? Comment ne pas remarquer toutes ces coïncidences tournoyantes, qui n'en sont peut-être pas ? Silence, ça tourne… Tout cela est une grande valse.

 

Il est donc temps de retourner à l'essentiel, à savoir le déroulement du tournage. Je crois qu'on peut dire que c'est aussi (surtout ?) pour des moments comme ceux-là qu'on fait ce projet.

 

Plusieurs grandes phases, on peut parler de plusieurs mouvements.

Le premier, disons de 13h à 14h (mercredi 15 après-midi), a consisté à mettre en place tout le matériel dans la salle du bâtiment S, balayer un peu et bien tout préparer, aller chercher appareils photos de tournage, caméras, et pieds. On avait deux pieds. Deux trépieds, en fait.

Au premier temps de la valse, toute seule l'expérience sourit déjà.

 

A 14h, le matériel était disons presque mis en place, et des amis sont venus nous aider. Deuxième mouvement, plus enjoué, allegro ma non troppo. Ils sont restés (pour la plupart) quatre heures, quatre heures à nous supporter et nous conseiller, et nous les remercions encore une fois, vraiment merci, pour tout. Remercions donc Avotra, Marine, Pauline et Albin, qui, tour à tour, ont exercé les métiers de cadreur, perchiste, scripte, réalisateur, ingénieur son et image, conseiller artistique, préparateur psychologique, photographe de tournage et critique. Et tant d'autres…

Perchiste, oui, car la qualité audio des appareils avec lesquels nous avons filmé n'étant pas terrible, nous avons recouru à un enregistreur de voix de cinéma qui, placé au bout d'une perche, a très bien pris le son, un beau son sans parasites. D'où l'importance d'un clap. Photos !

Notons la présence de Damien en train de prier le Dieu des oscillos.

 

Comme expliqué dans le scénario, nous avons d'abord tourné l'image carte postale, puis Damien qui parle, puis tout le reste des scènes à tourner. Ce qui a pris un certain temps.

Il s'agit d'un exercice difficile mine de rien, il a fallu apprendre et parfois revoir les textes, sur place, et les redire (doucereusement, souriant) sans bredouiller devant une caméra et quelques paires d'yeux amicaux… mais exigeants. Au bout de 9 prises en général on en avait une bonne, et on passait au plan suivant.

Encore une fois, on a bien rigolé, mais entre les prises, car pendant les prises tout le monde était concentré et je dirais presque très professionnel.

J'ai fait tomber les billes.

Et entre chaque prise, des pauses pour apprendre le texte, rire un peu, prendre quelques photos, placer la caméra, prenant en compte le fait que la vidéo sera en 4/3, prenant en compte l'autre vidéo de l'oscillo ou du multimètre incrustée en bas à droite, prenant en compte la luminosité, prenant en compte les souhaits et les envies de chacun. On pourrait, je crois, parler d'effervescence.

On a suivi le scénario, tourné chaque plan, et il s'avère après coup que le minutage pré-prévu s'avère dans ses grands traits assez exact.

Au deuxième temps de la valse, on est sept, le projet dans nos bras.

Puis, le tournage achevé, les paroles enregistrées, les regards échangés, s'ensuit le troisième mouvement, celui du rangement, après une après-midi marrante mais plutôt épuisante, un mouvement un peu plus triste où les regards sont tournés vers le ciel. Nous nous demandons ce que tout cela va donner, mais nous sommes tous satisfaits (je crois pouvoir parler en notre nom) de ce que nous avons fait.

Un petit coup de balai, et hop, le tour est joué, mais virevoltent toujours un projet, des amis, des pensées.

Au troisième temps de la valse, nous valsons enfin…

 

En y repensant, c'était bien sympa. Yohann, ciné audio oblige, a commencé à pratiquer une activité qui m'était jusqu'alors inconnue : le dérushage. Et un début de montage montre plusieurs choses : on peut arriver à quelque chose de bien. La qualité audio et vidéo est très bonne, et la première séquence est montée, au fignolage près. Le clap s'est avéré essentiel dans la synchronisation des images avec le son des enregistreurs.



  Au fait, le scénario est disponible ici : Scénario C.Génial

Et comment finir sinon en images et en musique ?

Pour la musique, à vous de voir. Pour les images, j'en ai deux à proposer, la première, publiée avec l'accord de tous les protagonistes, est la photo de groupe.

Dans l'ordre de gauche à droite, Albin, Yohann, Damien, Charlie, Pauline, Avotra, Marine.

Mais pour finir une photo étrange, elle me fait penser à aux premières images d'un film de Hitchcock.

Sur ce, rêvez bien.